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Psaume 54
1Au chef de choeur, avec instruments à cordes. Cantique de David,
2lorsque les Ziphiens vinrent dire à Saül: «David est caché parmi nous.» 3O Dieu, sauve-moi par ton nom et rends-moi justice par ta puissance! 4O Dieu, écoute ma prière, prête l'oreille aux paroles de ma bouche,
5car des étrangers se sont attaqués à moi, des hommes violents en veulent à ma vie. Ils ne tiennent pas compte de Dieu. - Pause. 6Mais Dieu est mon secours, le Seigneur est le soutien de ma vie. 7Le mal retombera sur mes adversaires. Réduis-les au silence, dans ta fidélité!
8Je t'offrirai de bon coeur des sacrifices, je louerai ton nom, Eternel, car tu es bon. 9Oui, il me délivre de toute détresse, et je regarde mes ennemis en face.
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ÉLAN DE SURVIE
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A méditer
Nous ne sommes plus dans la situation de David : en mettant Christ à mort, Satan a provoqué sa propre perte. Le bien n’est plus prisonnier d’une lutte contre le mal, il a déjà triomphé1.
Prière
« Seigneur, je te loue, car à cause de ce que tu es, le mal ne peut pas l’emporter. »2Lire aussi : Jr 20.10-13 • Rm 5.12-15 • Mt 10.26-33
12C'est pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, de même la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché. 13En effet, avant que la loi ne soit donnée, le péché était déjà dans le monde. Or, le péché n'est pas pris en compte quand il n'y a pas de loi. 14Pourtant la mort a régné depuis Adam jusqu'à Moïse, même sur ceux qui n'avaient pas péché par une transgression semblable à celle d'Adam, qui est l'image de celui qui devait venir. 15Mais il y a une différence entre le don gratuit et la faute. En effet, si beaucoup sont morts par la faute d'un seul, la grâce de Dieu et le don de la grâce qui vient d'un seul homme, Jésus-Christ, ont bien plus abondamment été déversés sur beaucoup.
26N'ayez donc pas peur d'eux, car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. 27Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, proclamez-le sur les toits. 28Ne redoutez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme. Redoutez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps en enfer. 29Ne vend-on pas deux moineaux pour une petite pièce? Cependant, pas un ne tombe par terre sans l'accord de votre Père. 30Même vos cheveux sont tous comptés. 31N'ayez donc pas peur: vous valez plus que beaucoup de moineaux. 32C'est pourquoi, toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste; 33mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père céleste.
- 1 Comme le souligne T. Keller dans Les Psaumes de Jésus, Ourania, p.129.
- 2 Ibid.
Double cri
Le premier, c’est le cri d’appel de la détresse (3-5), qui peut aller jusqu’au souhait de voir ses ennemis réduits au silence (7). Le deuxième, c’est déjà le cri de la victoire, par l’affirmation que Dieu ne peut manquer de venir au secours de ses fidèles (9). Dire « par ton nom » (3) c’est se prévaloir de l’Alliance conclue au Sinaï, là où Dieu s’est révélé à son peuple. Il s’agit de l’argument essentiel : la fidélité du Seigneur à son propre choix, à sa promesse. Sur la certitude que lui, qui est justice, ne pourra manquer d’intervenir, se fonde déjà l’action de grâces qui conclut le psaume (8).Accents de vengeance
David supplie Dieu de le débarrasser de ses adversaires. Cette réaction nous enseigne que nous n’avons pas à travestir nos sentiments dans la prière. Présentons-les au Seigneur, et faisons-lui confiance pour convertir notre cœur : même la colère contre nos ennemis, l’envie de « voir le mal retomber sur eux » prendra une autre dimension (9). Elle signifie aussi que, par la prière, nous attestons que Dieu est engagé dans la lutte contre tout ce qui ravage l’humain (6). Plusieurs fois, David a été tenté de se venger. C’est certainement parce qu’il s’en remettait à Dieu pour régler le sort de ses ennemis qu’il a trouvé la force de ne pas s’en charger lui-même. Laissons-nous inspirer par son attitude, qui laisse au Seigneur le soin de rendre justice et compte sur le processus naturel des tendances autodestructrices (7).